Une élève de Terminale est venue me voir cette année.
Appelons-la Margaux. Sérieuse, travailleuse, elle révisait ses fiches trois fois plutôt qu'une.
Et pourtant, dès qu'il fallait parler à l'oral, tout s'effondrait : les mots se bloquaient, et les larmes prenaient leur place.
Le problème n'était pas son travail. Il était ailleurs : la peur du jugement, et une petite voix intérieure qui la démolissait à chaque phrase.
C'est précisément là que j'interviens. Coach formée à la PNL, j'accompagne élèves, étudiants et adultes qui préparent une prise de parole à enjeu : oral d'examen, Grand Oral, entretien, soutenance, réunion.
Avec Margaux, on n'a pas révisé le contenu. On a travaillé autrement. Apprendre à calmer le corps quand le système nerveux s'emballe. Désamorcer le déclencheur du regard du jury. Faire taire le critique intérieur, au lieu de le laisser saboter. Et réaligner tout son travail avec une fierté qu'elle ne s'autorisait pas.
Mon métier, ce n'est pas de promettre qu'on n'aura plus jamais peur. C'est d'aider quelqu'un à savoir quoi faire de sa peur le jour J.
Et Margaux ? Son dernier oral s'est mieux passé. Elle a tenu, elle est allée au bout. Il lui reste du chemin, la petite voix n'a pas disparu. Mais elle a maintenant des appuis sur lesquels revenir quand ça monte.
C'est ça, pour moi, le vrai objectif. Un oral, un entretien, une soutenance ne mesurent pas seulement ce qu'on sait. Ils touchent à notre rapport à l'erreur, au regard des autres, à notre droit d'être là.
Et tout ça, ça se prépare. Vous préparez une prise de parole à enjeu, ou vous accompagnez quelqu'un qui galère avec ça ?
Le premier échange ne coûte rien, et il aide souvent déjà à y voir plus clair.